vendredi 18 janvier 2008

République et... laïcité



La Laïcité n’est pas un athéisme d’État !
Doit-elle être pour autant le partage du pouvoir politique des élus de la République avec toutes les forces religieuses du pays ? Dieu, qu’il soit celui des chrétiens, des musulmans, des juifs, principe de religions orientales ou du panpsychisme animiste africain, doit-il être l’inspirateur des postures et décisions qui donnent sa tonalité et ses modes de fonctionnement à notre société ?
La question mérite d’être posée.
Un simple examen de l’histoire (même rapide) suffit, dans ce domaine, à inviter à la prudence : la plupart des grandes confrontations humaines ont (presque) toujours plongé leurs racines dans les intégrismes. Le vingtième siècle, à lui seul, nous en a donné un redoutable échantillon d’exemples cruels (entre autres… Gott mit uns !)
Certes l’élévation peut (et doit sans doute) être admise comme synonyme d’amélioration individuelle, d’élan vers le sacré, vers cet indicible merveilleux qui nous rapproche de l’autre et nous mène à la vraie fraternité. Mais il n’est nul besoin de prêtres (que suivent des fidèles), de pasteurs (qui mènent leur troupeau), de rabbins, de gourous, ou d’exhortations à… l’Amour désincarné pour y parvenir. Le
connais-toi toi-même socratique, appuyé par le aime ton prochain comme toi-même des Écritures devraient y suffire, à condition d’être médités et ardemment mis en œuvre chaque jour.
L’effort de s’examiner, d’échapper à la distraction à laquelle invitent sans relâche les marchands, de faire la paix avec soi-même, de repérer en soi ce qui relie à l’autre (pour le développer) ou, au contraire, isole de l’autre (afin de le réduire) devrait permettre d’échapper à la mise en œuvre de systèmes inspirés qui, jusque là, ont révélé davantage de propension à la prise de pouvoir sur la conscience, plutôt qu’à sa libération !
Les valeurs d’humanité, les fondements généreux d’une civilisation ne sont pas exclusivement l’apanage des religieux, quels qu’ils soient. Ils sont aussi, très souvent, le moteur de nombre de contemporains modestes, d’acteurs de notre vie sociale, d’élus (j’en connais de cette qualité), d’éducateurs (les instituteurs de la République, entre autres), d’artistes !

In medio stat virtus… Là, comme ailleurs, la justice est dans le juste milieu !
Souvenons-nous aussi de cette pensée de Paracelse, humaniste, alchimiste et médecin suisse du 16ème siècle :
Rien n’est poison. Tout est poison. Seul l’excès est poison !

2 commentaires:

Vincent a dit…

Bonjour : Ayant fait un poste sur la laïcité, je viens sur ton blog suite à un lien qui m'a été envoyé par une amie "micheline84" qui a fait un billet relatif à to blog (très agréable à lire).
Je me permets de te féliciter pour ce présent billet dont la modération me plait.
Bien qu'ayant des convictions religieuses, et que je ne l'étale pas en place publique ni dans mes conversation, je sais reconnaître que chez les athées ou les agnostiques, il y a beaucoup de bon. Je sais que les croyants n'ont pas le monopole de la bonté, la charité e d'autres qualité qu'ils revndiquent.
félicitations pour cet billt.
A plus
cordialement

Veronique a dit…

Merci de votre visite sur Synaps. Je ne peux qu'aprouver ce billet. Invite aussi à "l'attention", une chose belle et modeste qui demande un travail quotidien.