jeudi 10 décembre 2009

Copenhague... réchauffement climatique... TERRE

Oui nous nous comportons comme des malpropres doublés de malhonnêtes, nous, les humains qui méprisons notre bien le plus précieux : notre Terre, alors que nous protégeons sans cesse nos biens les plus vils destinés à nous montrer plus beau, plus grand, plus fort… supérieur au voisin !
L’éducation pourrait contenir cette tendance naturelle de l’homme en favorisant la prise de conscience du respect et du sens du devoir nécessaires. Mais, sous prétexte qu’elles coûtent trop cher pour des effectifs en voie de réduction… on ferme les écoles !
Oui, l’éducation pourrait…
Alors, pourquoi ajouter au laxisme et à la forfaiture… la manipulation à des fins de politique et de commerce (les mêmes !) ?
Pourquoi ?
Elles-ils sont des milliers à Copenhague, parfumés au Cuir de Russie et au patchouli, dans des hôtels couverts d’étoiles, sous les lambris dorés d’un royaume dont Shakespeare dit, par la bouche d’Horatio (Hamlet), qu’il est en partie pourri, à pérorer sur l’évolution climatique de notre planète, sur la lourde responsabilité des peuples automobilisés trop veules, des milliards de petits consommateurs trop avides, et des vaches… qui pètent trop fort et trop souvent !
Mais, dans ce beau pays du Nord, qui osera élever le ton et l’esprit en dénonçant les milliers de grosses cylindrées et de 4X4 à pare-buffle chromé qui attendent devant les palaces la sortie des bavard(e)s de l’écologie moderne, les voyages en avion cracheurs de gaz (à effet de serre) qui promènent durant tout le « sommet » les souverains et leur cour, les tonnes de reliefs de banquets somptuaires qui, à eux seuls, pourraient nourrir des mois durant toutes les populations du Sahel et d’ailleurs, mais qui finissent à la poubelle ? Qui abordera la trop fréquente tromperie du tri sélectif d’ordures, pratiqué par le citoyen, qui aboutissent à la même benne finale ? Qui aura le courage de pointer du doigt les forestiers internationaux qui abattent et arrachent à tout va, détruisant les forêts tropicales et équatoriales pour le plaisir de fournir des salons en teck, des commodes en acajou aux bourgeois du monde, d’en équiper les hôtels qui hébergent nos brillants négociateurs de Copenhague, ou les tables de conférences sur lesquelles ils glaviotent des préceptes que nul n’entendra (alors que l’arbre est le premier allié de la vie, puisqu’il consomme le CO2 que nous produisons) ? Qui évoquera le pourrissement des océans et des côtes par les armateurs de pétroliers-épaves servis par des équipages esclaves ?
Bien sûr, on va désigner les anciens pauvres-nouveaux pollueurs : Indiens, Chinois, Russes… comme les fauteurs infernaux de l’agonie actuelle, ces « émergeants » boucs émissaires que nous allons charger de toutes nos malveillances ! Monsieur Albert Arnold Gore, dit Al Gore (sur le même modèle qu’Al Capone) s’en acquittera avec talent, à grand renfort de films à gros revenus pour lui, cet ancien co-maître du pays le plus sale du monde, les USA, qui, en son temps de pouvoir, s’opposait aux règles internationales de respect de l’environnement… Monsieur Arthus-Bertrand aussi, son concurrent-complice cinéaste de chez nous, qui dans des œuvres marmelade, mélange les images (certes très belles ! d’autant plus redoutables qu’elles sont belles !) et les commentaires terrorisants (terre-horrisants) sur des sujets choisis pour leur effet puissamment émouvant (la disparition annoncée des pistes de ski pour Parisiens dans les Alpes y voisine avec les affamés réels du Sahel, l’engloutissement des résidences de vacances des mêmes sur la côte méditerranéenne y télescope la terrible détresse des Indonésiens anéantis par les raz-de-marée, l’arrivée massive de moustiques tueurs dans nos campagnes côtoie l’usage de la bicyclette en ville…), ces deux agitateurs populistes qui savent pourtant que, frapper le béotien pour faire du droit d’auteur n’a jamais permis de reconstituer la couche d’ozone ! Mais le marché du combat contre le réchauffement de la planète est l’un des plus porteurs en ces temps de profonde agitation mentale qui voit remettre la couronne Nobel de la Paix au compatriote d’Al Gore, un certain Obama, pour le récompenser de son action en faveur de… la guerre (on nous explique maintenant que s’est pour l’encourager à aller vers… la paix) !
Et pour préserver ce marché, voire le développer, les marchands du monde entier ont bien conditionné leurs experts de tous les milieux : scientifiques, artistes, politiques, économistes… qui nous parlent tous les jours de nos comportements coupables envers notre bonne vieille terre.

Entendra-t-on, à Copenhague, le nom de Monsanto ? Les salles de là-bas répercuteront-elles en écho les deux syllabes To-tal si chères aux Toulousains ? Le craquement des troncs d’okoumé qui tombent par milliers chaque jour sous les coups des trafiquants de bois en Afrique et en Amazonie résonneront-ils dans les chapelles danoises de la bien-pensance internationale ? Le ronflement des pelleteuses qui ouvrent le sol en Asie pour y industrialiser la plantation du palmier à huile au détriment des cultures vivrières indispensables aux populations locales parviendra-t-il jusqu’aux tribunes illuminées du royaume de Sa Majesté Marghrete II ?
Et se souviendra-t-on, là-bas, que cette terre perdue au milieu de l’Atlantique nord, possession du Danemark lui-même, pays hôte de la grand-messe écologique actuelle, le Groenland, (en danois Grønland : pays vert), doit son nom à son passé proche de prairie verdoyante et grasse où paissaient les vaches, fleurissaient les marguerites, couraient les renards, rampaient les escargots, et s’ébattaient des milliers d’insectes ! C’était voilà mille ans, entre Charlemagne et Jeanne d’Arc ! Tout près de nous, n’est-ce pas ? Se souviendra-t-on, là-bas, que si, aujourd’hui, le Groenland est couvert de glace, c’est que notre Terre l’a voulu ainsi, indépendamment de la misérable volonté de son parasite : l’être humain ! Or si, en ce temps-là, elle l’a voulu dans ce sens d’une glaciation qui le montre aujourd’hui désert couvert de glace, pourquoi ne le voudrait-elle pas, maintenant, dans l’autre sens, celui d’un réchauffement qui l’offrira de nouveau à nos descendants (si les guerres du nouveau prix Nobel de la Paix le permettent), dans quelques dizaines ou centaines d’années : prairie verdoyante et grasse où paîtront des vaches pétantes, ramperont les escargots, pondront dans des nids douillets des oiseaux chantants…
Il serait bon pour notre planète et toutes ses espèces, végétales et animales (dont l’homme) que tous les experts et manipulateurs de notre temps, au service des marchands de pétrole, de semences, d’images…, et de leurs vassaux, les politiques cessent leurs gesticulations.
Se taire et donner l’exemple à tous les peuples de notre monde de comportements respectueux, tous domaines confondus, vaudrait mieux que faire couler à flot dans le royaume du Père Ubu un argent qui serait plus utile à l’alimentation des crève-la-faim et aux soins pour les malades de tous les continents, qu’aux jours creux et aux folles nuits de la Quinzaine commerciale écolo de Copenhague !
Mais, savoir que, voilà mille ans, le Groenland était un pays vert suppose que l’on connaisse le sens des mots, et que l’on ait reçu des cours… d’HISTOIRE !
Là est un autre débat… tout aussi brûlant !
N’est-il pas ?

images Terre - escargot anonymes / Couchers de soleil photo GL

mercredi 9 décembre 2009

Mouise Michel : la MOISSON !

Dans ses "Mémoires", Louise Michel écrit, à propos des martyrs de la Révolution :
"Sur leur corps, dans les champs, l'herbe pousse plus haute et plus touffue. Mais la délivrance ne vient pas : c'est que le peuple l'implore, au lieu de la prendre !"
Et de conclure :
"Ce n'est pas une miette de pain, c'est la moisson du monde entier qu'il faut à la race humaine, sans exploiteurs et sans exploités !"
Louise Michel Mémoires éditions La Découverte 2002
Portrait anonyme Bibl. Marguerite Durand Paris photo GL

lundi 7 décembre 2009

Histoire, géographie... Richelieu, Chatel !

Dans son testament politique, Richelieu écrivait :
« Comme la connaissance des lettres est tout à fait nécessaire en une république, il est certain qu’elles ne doivent pas être indifféremment enseignées à tout le monde. Ainsi qu’un corps qui aurait des yeux en toutes ses parties serait monstrueux, de même un Etat le serait-il si tous ses sujets étaient savants ; on y verrait aussi peu d’obéissance que l’orgueil et la présomption y seraient ordinaires.
Le commerce des lettres bannirait absolument celui de la marchandise, qui comble les Etats de richesses, ruinerait l’agriculture, vraie mère nourrice des peuples, et déserterait en peu de temps la pépinière des soldats qui s’élèvent plutôt dans la rudesse de l’ignorance que dans la politique des sciences. Enfin il remplirait la France de chicaneurs plus propres à ruiner les familles particulières et à troubler le repos public qu’à procurer aucun bien aux États.»
Autrement dit : Vive l'ignorance du peuple ! Elle seule permet à nos dirigeants de continuer à danser en rond sur leur magot !
Rien n'a changé : après d'importantes "réductions de programmes" et d'effectifs, le Ministère de l'Education nationale s'apprête à rendre très facultatif (entendre "supprimer") l'enseignement de l'histoire et de la géographie en terminale S. La "France du haut" méprise toujours autant (voire davantage !) la "France du bas", cette fange de "chicaneurs" que l'inculture réduira aux itinéraires de Panurge, pire... au silence !

Cardinal de Richelieu (1635) - Ministre Luc-Marie Chatel (2009) : même combat, semble-t-il !
Allons enfants de l'incurie,
Le jour des poires est arrivé !
images : Philippe de Champaigne Richelieu - Luc Chatel photo F3

vendredi 4 décembre 2009

Identité nationale...

C'était hier. Préparant le concours d'entrée à l'Ecole Normale d'Instituteurs, guidé par un professeur honnête homme, j'ai travaillé des heures, des jours, avec les copines et copains du collège, sur ce poème du 16ème siècle. Le voici aujourd'hui, proposé à la méditation de tous les agités du bonnet, de tous les manipulateurs de conscience, tous les malveillants de coulisses qui nous prennent la tête avec la fameuse "identité nationale".

France, mère des arts, des armes et des lois

France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
.
Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
.
Entre les loups cruels j'erre parmi la plaine,
Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine
D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
.
Las, tes autres agneaux n'ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.
Joachim DU BELLAY (1522-1560) Les Regrets
Que Messieurs Besson, Hortefeux, leurs fidèles fonctionnaires et conseillers, que notre souverain et sa garde rapprochée, que Monsieur André Valentin, maire UMP de Gussainville, prennent le temps de le relire ! Voeu pieux ? Peut-être ! Illusion d'espoir ? Sans doute !
Il fait pourtant partie, ce texte, de ceux qui ont fondé l'esprit généreux de notre communauté nationale. De plus, il est beau, de la Beauté de la vraie poésie inspirée.
Notre République pourrait le glisser dans le cartable de chaque écolier de chez nous, dans la valise de chaque nouveau venu, qu'il vienne de là-bas, ou d'ailleurs. Suggestion ? Pourquoi pas ?
C'était hier...
Mais c'est aujourd'hui, pour... demain !
Image : Rodin Le Penseur photo anonyme

jeudi 3 décembre 2009

Respirons, avec... VERLAINE

Soleils couchants
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.

Paul Verlaine (1844-1896) Poèmes saturniens
image Coucher de soleil sur le Saintois photo GL

mercredi 2 décembre 2009

Mines... arrêt !

Marre de subir les manipulations de tous les tordus de la ciboule ! Plus que marre ! Il suffit que nos voisins amateurs de chocolat aux noisettes et de bonbons que le riz colla votent à Sion pour que l’ensemble de la planète politico-médiatique s'ébranle, s’emballe, puis en remette des louches et des louches ! Comme si le vieux Russe Haszchun-Henun, diabolisé par les mêmes, n’avait pas suffi à affoler le trouillomètre de tous les peuples ! Dans cette foulée imbécile, pourquoi n’organiserions-nous pas, aussi, un vote à Sion à valeur planétaire sur la voracité des escargots dans les planches de laitues, ou l’agressivité potentielle des claviers d’ordinateurs pour les doigts d’humains ? Bien présentés à grand renfort de colonnes à la hune, de pages complètes de jité, et d’interventions somp-tueuses de parle-ment-taire, ces sujets auraient aussi de quoi faire passer au second plan la détresse des banlieues, l’explosion des restos du cœur, les factures figées des autres restos pourtant déjà payées en partie par la remise de tévéa, le prochain envoi de nos soldats en Afghanistan (O tan… suspends ton vol !), les voyages « semi-privés » du souverain dans les pays pets-trop-liés, les pas-radis fiscaux, et le reste à... lavement !
Marre, oui, de subir la terreur de ces poseurs de mines qui profitent de nos « et moi ?» pour faire leurs coups en douce !
Plus que marre !
MINES… ARRET !

dimanche 29 novembre 2009

Prix de la Ville de Lunéville.

LUNEVILLE... LUNELIVRES
J'aime beaucoup Lunéville, ville du duc Léopold (il y a fait bâtir son château face à cette France conquérante qui convoitait la Lorraine), cité cavalière au passé prestigieux, lieu de signature du traité du 9 février 1801 qui, redessinant les contours du Saint-Empire romain germanique, mettait fin à la deuxième coalition, berceau de l'une des plus belles traditions faïencières de France où se sont épanouis des artistes remarquables et des chefs d'entreprise mus par une indéfectible volonté de créer, petite patrie du beau poète Charles Guérin...
Oui, j'aime Lunéville au point de souffrir de l'état de son château après l'incendie qui le ravagea dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, anéantissant d'inestimables collections d'oeuvres d'art et une partie de la mémoire de notre pays, au point aussi de lui avoir consacré l'un de mes films TV, voilà quelques années : Lunéville, bonne Lorraine !
Avec des dizaines d'autres auteurs, j'y participais, hier, au beau salon LUNELIVRE organisé de main de maître par une association de bénévoles très actifs, soutenus par la Ville, la Communauté de Communes et des entreprises privées de grand renom. Belle et chaleureuse journée, même si le ciel avait décidé de noyer la région sous des averses parfois sévères que le courageux public avait décidé de braver ! Rencontres, retrouvailles, échanges, évocation de projets, partage de l'amitié... oui : très belle journée, assortie d'une... surprise !
Le jury des prix littéraires venait de me décerner le Prix de la Ville de Lunéville pour TERRE, le troisième roman de ma tétralogie Les Anneaux de la Fiancée.
Emotion... discours... cadeaux (deux superbes faïences au chinois créées dans la plus stricte tradition lunévilloise : de pures merveilles) !
Oui... émotion !
Que les organisateurs de ce salon, les jurés de ce prix, tous les bénévoles chaleureux et efficaces et leurs partenaires très actifs trouvent ici, s'ils me lisent (mais je le leur ai déjà dit de vive voix et en public), toutes les preuves de ma gratitude.
Le travailleur solitaire qu'est l'écrivain a besoin de ces marques de reconnaissance et d'affection.
Hier au soir, l'ermite de la plume que je suis était comblé.
Du fond du coeur : Merci !
images Château de Lunéville photo Ville de Lunéville - couv. TERRE GL