samedi 13 mars 2010

Jean Ferrat...

Vous avez quitté le pays,
Pour aller vivre une autre vie,
Loin de la terre où vous êtes né…

Depuis longtemps vous y pensiez,
A la mort, et à ses secrets,
A cette étrange destinée.

Les vieux qui partaient, c’est normal,
Ils avaient écrit leur journal,
Du bout des doigts, du bout des lèvres...

Mais vous, le beau chanteur prolo,
Vous êtes parti bien trop tôt,
Derrière notre Montagne aux chèvres !

Pourtant, que votre histoire est belle…
Comment peut-on s’imaginer,
En voyant un vol d’hirondelles,
Qu’un éternel hiver est né ?

Souvenir et émotion, quand je vous ai entendu pour la première fois sur une radio ronflante…
Souvenir et émotion, quand je vous ai vu sur scène, dans les Vosges, en 1970, je crois…
Souvenir et émotion, quand je vous ai retrouvé dans votre village, Entraigues, perché dans votre Montagne d’Ardèche, où nous avons partagé la chaleur de l’échange, et le vin du pays…
Souvenir votre voix, votre regard…
C’était hier.
Aujourd’hui, présence du cœur, toujours, et…émotion !
Salut l’artiste !
texte pastiche d'hommage sur La Montagne de Jean Ferrat copyright GL
images AFP archives Lionel Bonaventure

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Oui, c'était un des plus grands. Bien sûr chanteur mais aussi humaniste. J'espère que nous aurons droit à un hommage conséquent dans TOUS les média Amitiés. J.C.

micheline a dit…

"je n'ai pas le coeur à le dire"

Gilles a dit…

Un grand, oui, mon cher Jean, pas comme ces nains qui veulent se faire passer pour des géants !
Alors... chantons en silence, ma chère Micheline, de notre plus belle voix intérieure, avec Lui !
Je vous embrasse.
Gilles

Rénica a dit…

bel hommage Gilles ! La montagne restera belle...je vous embrasse

Fille de l'Eau a dit…

Un autre s'en va.
Il aimait la vie et l'a si bien chanté

vuparmwa a dit…

C'était une époque où je n'étais encore qu'un jeune con ; très jeune et très con...
A l'école, il y avait un moment une fois de temps en temps réservé à la chanson,
il y eut un jour où la cassette dans le poste diffusa "nuit et brouillard",
j'étais un jeune con ; je ne voyais ce moment que comme une nouvelle récréation
mais pourtant ce jour est resté et reste encore dans un petit coin de ma tête...
ce n'est que bien plus tard que j'ai compris l'importance de ce moment...

Je venais d'être victime du syndrome du chanteur enseigné dans les écoles et disparu de la scène médiatique...

J'ai un peu vieilli
J'entendais parfois des extraits de "la montagne", de "que serais-je sans toi", "la femme est l'avenir de l'homme" ou encore de "c'est beau la vie"...
J'écoutais cela comme un lointain morceau de notre patrimoine culturel sans vraiment toujours être sûr de qui se cachait derrière...

J'ai encore un peu vieilli
J'écoutais les chansons que certains me proposaient gentiment d'acheter...
Sans doute né dans la mauvaise époque, je préférais me plonger dans un passé que je ne connais pas vraiment...
Je préférais découvrir par moi-même, un peu aidé par "l'héritage culturel familial"...

Je ne sais pas grand chose de lui...
à peine ce que l'on a bien voulu me dire...
pour des gens comme moi, il en était parfois réduit à l'état de chanteur du parti communiste...
mon voyage dans son monde m'appris rapidement que c'était loin d'être le cas...

J'étais un jeune con né sans doute un peu trop tard
J'ai un peu vieilli et c'est malheureusement au moment où il s'en va en rejoindre tant d'autres que je commence à peine à vraiment le découvrir un peu plus...

http://vuparmwa.over-blog.com/article-salut-l-artiste-je-n-etais-malheureusement-qu-un-jeune-con-46794452.html

Gilles a dit…

Vos mots, en résonance avec les siens...
Vos sentiments, en réponse aux siens...
Vos espoirs, en prolongement des siens !
Merci à vous, mes Amis.
Je vous embrasse.
Gilles