dimanche 8 février 2009

EROS 5


EROS 5

Je ne sais si le jour
où tu me trouveras
verra tendre en déclin le voile

Eros

Et si dans l’or vivant
des feuillages de mort tu seras
mon printemps

Je crois qu’en ce dédain de veilleur
les brumes de la ville
ô combien amoureuses
auront cessé de voir
et d’entendre
et de rire
et ne voudront d’enfantement
non plus d’amant

Tous les miracles de mains pures
aux yeux de femmes en sommeil
claqueront la chair
et partiront

Ils ne seront plus là

Et nous
Eros
aurons-nous bien compris
le souffle d’océan
ses larmes d’épousée
Eros

Les larmes d’océan

Poème en 5 chants extrait de mon recueil Sarments éd. Dieudonné 1972
image Coucher de soleil sur le Saintois photo GL 2008

3 commentaires:

jalhouse a dit…

On a cessé de croire ...
un instant , rien qu'un ..
Suffirait d'un geste ou d'un regard
pour que tout recommence .
Le miracle existe surement .....
Il se cache .... trop bien surement .
Faudrait ne pas pleurer ... et juste espérer .....

je t'embrasse gentil Poête ...

Rénica a dit…

Que les larmes d'océan arrivent dans très très longtemps...au temps de la vieillesse...

Gilles a dit…

Le miracle n'est-il pas ce que nous sommes bien incapables d'expliquer, ce qui arrive dans une "dimension" difficilement accessible, ou bien plus tard... beaucoup plus tard, dans... très très longtemps, au temps de la vieillesse, voire... au-delà ?
Je vous embrasse très fort, mes chères amies.
Gilles