vendredi 8 mai 2009

La Mothe... sur internet !

Surprise de découvrir, en naviguant sur les vagues de la toile (zazieweb.fr) :
De : Alfred Teckel
Un épisode honteux et oublié de la "glorieuse" histoire de France, voilà ce que nous donne à lire Gilles Laporte.
Depuis les années 1630, la France, en difficulté avec le duché de Lorraine, s'est permise d'y envoyer ses troupes de soudards, qui pillent les villages, apportent peste et désolations, et ravagent les splendeurs du duché : Nancy, Lunéville, Saint-Nicolas-de-Port, etc...Voulant à tout prix annexer le duché insoumis au premier royaume d'Occident, Louis XIII, mais surtout son âme damnée le cardinal de Richelieu, assiègent La Mothe, importante place forte des Vosges aux confins du duché et de la France. La Mothe, 4000 habitants, une taverne, des chanoines, une congrégation de bonnes sœurs, des troupes vaillantes, la fierté du duc Charles IV. Durant toutes ces années, les habitants résistent à l'envahisseur, les femmes contribuant elles aussi à la défense de leur pays.
Le récit se déroule sur plusieurs années, de 1634 (premier siège) à 1645 (destruction totale et définitive de la ville).
On y voit, au fil des années, des luttes et des destructions, évoluer quelques personnages : le vaillant Florentin Derret, la Charlette, Trois-Pouces, les gouverneurs de La Mothe, Anne de Boisdeville.Ce livre est un excellent ouvrage, qui devrait rafraîchir la mémoire de beaucoup : la Lorraine n'est française que depuis 1766, il est bon de le rappeler. Il est bon aussi de rappeler que Louis XIII, Richelieu, Mazarin et Louis XIV ne sont pas que les figures idéalisées des livres d'Histoire de la IIIème République. Ce furent aussi des tyrans dont la soif de puissance ne s'embarrassait pas de considérations humanitaires.
En effet, après la prise de La Mothe en août 1645, les Français, malgré le traité signé, ruinèrent la ville à tout jamais, en la faisant sauter et en ne laissant que des gravats derrière eux.Basé sur documentation historique sérieuse, ce magnifique roman peut faire comprendre bien des choses à ceux qui idéalisent un pouvoir excessivement fort.

Titre : Les Dernières violettes de La Mothe Auteur : Gilles Laporte Editeur : Eska Thème : Roman historique

Je ne vous connais pas, Monsieur Teckel. Je regrette de ne vous avoir jamais rencontré. Un jour, peut-être... Je vous remercie pour ces chaleureuses impressions de lecture, du fond du coeur !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est le premier livre que j'ai lu de vous, ce qui m'a décidé à lire tous les autres et je ne l'ai pas regretté. J.C.

Gilles a dit…

Merci, cher Jean !
Voilà qui est dit avec chaleur et amitié !
Bonne soirée.
Très cordialement.
Gilles

micheline a dit…

les vérités qui décoiffent sont si souvent camouflées.