jeudi 21 juillet 2011

PARANOIA et politique...

Curieux comme les affaires de mœurs qui touchent des Français s’enracinent désormais toujours à… new-York ! Après le procès que l’on sait, là-bas, un autre s’annonce, né en France, qui se transporte lentement mais sûrement au pied de la bien mal nommée désormais « Statue de la Liberté ». Même suspect, autre plaignante ! Des affaires qui arrangent bel et bien les caciques de l’équipe française au pouvoir à la veille d’une élection importante. A croire que…
Trouver ces conjonctions surprenantes relève de la « paranoïa collective » selon le brillantissime psycho-sociologue secrétaire général de l’UMP. Pourtant…
Certains veulent croire au hasard. D’autres savent que ce mot n’est utilisé que pour les phénomènes inexplicables ou inexpliqués. Attendons donc les explications ! Malgré le choix de l’obscurantisme fait, pour le court et le long terme par les responsables de la droite actuelle (ne ferme-t-on pas les écoles à tour de bras, et ne voit-on pas les journaux verrouillés pas les banquiers ses amis ?), nous pouvons espérer une éclaircie venue, peut-être, de la Justice, ou d’une crise majeure des médias (n’est-ce pas, Messieurs Murdoch et Cameron ?)
Ne nous méprenons pas ! Ne regardons pas ailleurs ! Car…
Sous cette puante actualité, c’est la KKKrise qui explose, l’échec monumental et tragique de ce libéralisme à l’anglo-saxonne dont quelques attardés voudraient nous faire croire qu’il est le mode de fonctionnement moderne du monde, notamment pour ce qui nous concerne, de la France et de l’Europe !
Les situations que nous offrent en ce moment nos (ir-)responsables politiques sont directement issues de ce concept issu des âges les plus reculés de l’Histoire : la loi du plus fort !
La loi du mâle dominant… la loi du plus important possédant… la loi du plus fieffé menteur… la loi du plus puissamment armé… la loi du patron de réseau le plus infiltré !
Or, dans ce monde « idéal » et « moderne », pour continuer à régner, on calomnie, on affame, on emprisonne, on interdit d’accès à la connaissance, on menace de tordre le cou au droit constitutionnel de grève, on exonère les riches pour assommer les pauvres, on ne soigne plus que celles et ceux qui peuvent payer, on achète un dangereux équilibre en accordant des primes au peuple comme autrefois le roi lui faisait lancer quelques pièces d’or par la lucarne de son carrosse gardé par dix rangs d’hommes armés jusqu’aux dents.
Dans ce monde « idéal » et « moderne », par la volonté d’une poignée de menteurs-manipulateurs-conditionneurs internationaux, nous sommes revenus à la jungle la plus féroce que des siècles de travail, de décisions des plus sages, de colères des plus impatients ou opprimés, avaient fini par… humaniser un peu !
Nous entrons dans une des périodes les plus noires de notre Histoire !
Par leur malhonnêteté, leurs crimes, leurs mensonges, leur mépris des humbles, les tenants des pouvoirs actuels sont désormais face à l’échec le plus terrible de toute l’histoire de l’humanité puisque, cette fois, à dimension planétaire ! Et ils veulent et voudront encore nous faire croire coûte que coûte que leur modèle est toujours le meilleur ! Par tous les moyens, y compris le sang (Irak, Afghanistan, Lybie, Côte d’Ivoire, Syrie…) et la famine provoquée (Sahel, corne de l’Afrique…) ils vont tenter de se maintenir dans leur paradis doré. Partout où ils le pourront, ils vont user sans nausée de tous les moyens, y compris ceux trouvés dans les caniveaux les plus puants, pour nous persuader qu’ils sont les meilleurs, les plus beaux, les seuls capables de nous mener à… leur bonheur !
Paranoïa ?
Qu’est donc allé dire le Président de Total au ministre de l’Industrie, voilà quelques heures, tandis que les prix flambaient à la pompe sans un centime d’impôt versé à l’Etat français ?
Pourquoi donner une prime aux médecins qui ne feront que l’effort d’être fidèles à leur serment d’Hippocrate (projet qui écœure les médecins sérieux) ?
Pourquoi confier (voire proposer) ses images intimes, quand on est Président de la République, à une revue très populaire, à neuf mois (une gestation !) de la prochaine élection ?
Pourquoi tellement négocier (paraît-il !) avec des banquiers qui, depuis le début de la KKKrise, engrangent plus de bénéfices que jamais ?
Pourquoi asservir la vie de tous les Etats du monde à l’avis de trois officines douteuses, les agences de notation, toutes anglo-saxonnes ?
Pourquoi les grandes entreprises françaises peuvent-elles en toute impunité internationale, faire travailler des esclaves dans des pays gagnés à l’ultralibéralisme si cher à nos dirigeants occidentaux ?
Pourquoi tous ces dirigeants si prudes et vertueux passaient-ils leurs vacances au frais de dictateurs méditerranéens qu’ils disent combattre aujourd’hui ? Etait-ce cela, l’ « Union de la Méditerranée ? »
Pourquoi, dès qu’un opposant politique, chez nous, est en passe d’être choisi par le peuple pour tenter de mener une autre stratégie, humaine et respectueuse, de développement économique, social, culturel, lui flanque-t-on des tartes de merde au visage en espérant qu’il puera davantage que ceux qui les lui ont lancées ?
Pour l’un, candidat rose, c’est la tentative de lui coller aux basques une affaire de mœurs, pour l’autre, candidate verte, c’est un doute quant à sa vraie nationalité !
Encore un effort, Messieurs les brillants psycho-sociologues-aboyeurs français du système international en déroute, après le renvoi vers la Norvège d’une candidate gênante, vous finirez par tenter de persuader les électrices et électeurs que vos possibles autres compétents concurrents sont tous des… Hollandais !
Paranoïa ?
Simple exigence de respect démocratique pour tous les citoyens, tous les êtres, quels qu’ils soient !
Paranoïa ?
Le plus malade des deux n’est pas toujours celui qu’on désigne !
Salut et Fraternité.

Image Marianne de la mairie de Igney (Vosges) Photo Christophe Voegelé

2 commentaires:

Odile GAGNANT a dit…

Bonjour,

il y avait longtemps .. que je n'avais pu vous lire ... juste vous dire:

Grand MERCI .. à Vous, Monsieur..

sourire
je me permet de partager.
Cordialement
Odile

Gilles a dit…

Partageons, Odile.
A bientôt.
Très cordialement.
Gilles