vendredi 12 décembre 2008

Dante...

Premier ciel ou de la Lune :
âmes n'ayant pas accompli leurs voeux

Entre deux mets également distants
et attirants, mourrait d'abord de faim
tout homme libre avant de porter l'un aux dents ;
tel se tiendrait l'agneau entre deux faims
de loups féroces, les craignant tout autant ;
tel se tiendrait un chien entre deux daims :
aussi, de m'être tu, je ne me blâme,
-également la proie de mes doutes,
c'était inévitable - ou ne me loue.
Je me taisais, mais mon désir était
peint sur mes traits, ainsi que ma demande,
bien plus fervente que par parler distinct.

Dante Alighieri La Divine Comédie Paradis III
image : Dante par Andrea del Castagno 1450 galerie des Offices Florence wikipédia

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Sublime Dante Alighiéri, j'ai du lire la "Divine Comédie" autant de fois que j'ai lu "La Colline Inspirée" soit plus de trente !et dans le texte (quand mon italien était suffisant, maintenant ?). Je ne m'étonne pas qu'un lettré comme vous s'y arrète. Jean. C.

Vincent a dit…

Bonjour gilles.
Je n'ai pas lu Dante. cependant j'ai découvert dans une plaquette sortie dernièrement :
" LE FRANÇAIS UNE LANGUE QUI DÉFIE LES SIÈCLES" de l'excellent Alain REY que c'est Dante qui est à l'origine du classement des langues OIL et OC mais egalement du CROISSANT langue intermédiaire entre l'OC et L'OIL (DE VULGARI ELOQUENTIA)
passe de joyeuses fêtes (si possible). a plus

Gilles a dit…

Merci, Vincent pour ce rappel et le clin d'oeil à l'"excellent" Alain Rey.
Il est bon (goûteux et agréable) de réactiver ainsi ses racines, de temps en temps !
Joyeuses fêtes (oui... si possible !) à toi aussi.
A bientôt.
Gilles

Gilles a dit…

Et oui, Dante !
Je n'ai jamais eu le plaisir de le goûter dans le texte. Mais il ne tient qu'à moi d'apprendre l'italien... n'est-ce pas, cher Jean ?