vendredi 2 mars 2012

Vue sur la campagne 1 Econo-déconnolâtres

Plus le temps passe, plus la campagne menée par les tenants actuels du pouvoir s’enfonce dans la boue, même par temps sec !
Et leurs propos, s’ils pouvaient -hélas !- se prévoir dans la bouche de candidats marginaux pétris de mauvaise interprétation de l’Histoire et de méconnaissance des valeurs de la République, sont tout simplement avilissants pour la société française quand ils sont tenus par le représentant actuel de l’Etat !
Car enfin…
Déclarer que vouloir imposer les revenus de plus d’un million d’euros par an à soixante-quinze pour cent, c’est vouloir vider la France de sa substance, revient à justifier, puis prendre la défense des nouveaux émigrés avant même qu’ils aient franchi la frontière avec leur butin, et relève de l’invitation à la trahison nationale ! C’est justifier la fuite des aristocrates de 1791 et leur prise d’armes contre la France citoyenne d’alors, justifier encore les vagues de spéculateurs déserteurs du 19ème siècle terrifiés à l’idée de leur hypothétique spoliation par des «rouges partageux », donner raison une fois de plus à ceux qui, au lendemain de l’élection d’un socialiste à la Présidence de la République en 1981, ont fait franchir les frontières de Suisse, du Lichtenstein, du Luxembourg, ou de plus loin, à des valises bourrées de billets de banque et de lingots, privant le pays des moyens indispensables à sa présence active dans le monde !
En 1916, on a condamné à mort pour moins que cela de malheureux soldats qui n’avaient commis que le crime de refuser d’exécuter des ordres imbéciles, comme celui de se glisser dans le pantalon plein de sang et de merde du Poilu copain qui venait de se faire descendre !
Or que seraient ces actuels aristocrates-roturiers de la fortune sans les force et qualité de travail de leurs personnels en général, de leurs ouvriers en particulier ? Que seraient-ils, ces actionnaires-rentiers, sans les plus values dont ils se goinfrent sur le dos de salariés qu’ils ne connaissent même pas ? Que seraient-ils sans l’engagement au quotidien de celles et de ceux qui s’activent dans leurs ateliers et leurs bureaux, qu’ils pressent jusqu’à l’os, puis qu’ils jettent après les avoir remplacés par des esclaves venus d’ailleurs, ou avoir transféré à l’étranger leurs outils acquis parfois grâce à des fonds publics ?
Déclarer avec solennité, dans le flou candidat-Président, que ceux-là expatrieront leur magot pour le protéger contre les décisions à venir de justice sociale (beaucoup l’ont déjà fait !), et que ce comportement de désertion est logique (voire salutaire !), relève de la complicité avec la malhonnêteté de celles et ceux qui considèrent qu’exploiter l’autre, puis s’approprier et dissimuler tous les fruits de cette exploitation, est la loi naturelle et éternelle de cette planète, la loi de la jungle !
La France vaut mieux qu’être mise au service de quelques-uns qui, se donnant des allures de Robin-des-Bois ou d’anges salvateurs, prétendent la servir. Et les travailleurs de notre pays valent mieux que les menaces de ceux qui les font trimer pour… le roi de Prusse !
Quant à parler maintenant d’ « épuration » à propos de la réorganisation nécessaire des services publics tellement mis à mal ces dernières années, c’est insulter notre démocratie et sa volonté de propositions au service de toutes et de tous, c’est vouloir réactiver la « légende noire » des jugements arbitraires, dénonciations à la chaîne, femmes tondues, et exécutions sommaires d’un temps où, suite à l’une des pires tragédies européennes, quelques-uns avaient décidé de diviser les Français, de les opposer les uns aux autres, pour faire oublier les fautes politiques et compromissions d’un Etat qui avait failli à tous ses devoirs. C’est vouloir, aujourd'hui, faire associer une image de honte à celle des candidats qui ont fait un autre choix de société ! C’est vouloir la guerre pour la guerre, pas le débat d’idées.


Indigne !
En sommes-nous là ?
Cherche-t-on à nous faire prendre les vessies des spéculateurs prêts à fuir pour des lanternes ?
Cherche-t-on à faire oublier de récentes années noires ?
Telle serait la volonté des femmes et hommes politiques qui tiennent le haut du pavé (et des micros) en ce moment, qu’ils ne s’y prendraient pas autrement !
Nous reparlerons de ces comportements, hélas, dans quelques semaines, avec les Arcelor-Mital, Petroplus, Lejaby et autres massacrés de notre histoire qui ne sont pas dupes, qui savent que, le monde politique contemporain étant ce qu’il est, selon le grand maître du genre Charles Pasqua… « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ! »
Méditons.
Salut et Fraternité !

2 commentaires:

Ingret-Taillard Christian a dit…

Bravo Gilles, j'aime - et te l'ai rapporté dernièrement - quand tu dis ainsi les vérités de notre triste époque. Honte sur eux qui nous croient aveugles et sourds alors que nous voyons et entendons leurs sombres machinations. Il faudrait juste que le peuple retrouve la parole, et à défaut de révolution, l'urne peut nous permettre de nous exprimer. Amitiés à toi.

Gilles a dit…

Merci, Christian, pour cette réaction à mon billet. Nous, citoyens, ne sommes ni sourds, ni aveugles, et l'urne nous permettra de le révéler à ceux qui, eux, le sont ! A bientôt. Amitié.