lundi 25 octobre 2010

Le Dalaï Lama et... l'humanité !

Une once de méditation ne peut pas faire de mal...
Bonne journée !

lundi 27 septembre 2010

Les Padox à Fresnes - 13ème jour et... apothéose !

Vendredi 11 juin 2010 - Nous avions prévu d’arriver tôt pour l’installation et les dernières consignes. Nos Padox ne sont arrivés qu’à 13h45 alors que le spectacle était annoncé à 14h, mais ils étaient pratiquement tous résolus, bien concentrés, et à part deux d’entre eux qui avaient abusé de la fumette (c’est fou ce que le H est pratiqué en détention), et qui réagissaient avec retard, le spectacle s’est déroulé le mieux possible, et pourtant nous avions deux absents, Robert qui est en permission, et Hervé… qui avait un parloir !!. Alors, replâtrage de dernière minute. Ce sont vraiment des conditions de travail particulièrement éprouvantes. Les détenus Padox ont assuré, notre équipe aussi, et devant une centaine de détenus venus des 3 divisions, le spectacle est passé dans un superbe silence, un court débat a suivi, d’un bon niveau. Nos gars sont heureux, le travail de Jeanne a été particulièrement apprécié, entre autres par un détenu politique basque qui avait fait du doublage et appréciait en connaisseur, un homme cultivé avec qui Jeanne a pu parler de Marie Darrieusecq. Un enregistrement a été fait par un atelier TV, cela passera sur le canal interne à Fresnes, et nous aurons un DVD, qu’on pourra par la suite regarder avec nos Padox. Les spectateurs sont pressés de retrouver leur cellule, c’est le premier match de la coupe du monde. En rechargeant le camion, nous entendons la clameur des buts. Démontage, certains nous donnent un coup de main, rangement, chargement du camion à la porte chantier, retour à Ivry, déchargement, une longue journée, en attendant demain, le spectacle à Ivry devant une salle déjà pleine.

Samedi 12 juin 2010 - Le jour le plus long, l’apogée de ce travail, a commencé bien mal : les détenus devaient arriver à 8 heures 30, mais une panne de réveil de Romain, l’animateur du SPIP, fait qu’ils ont attendu en détention 3 longues heures, au point que l’un d’entre eux, désespéré, voulait retourner dans sa cellule. Enfin les voilà, à 11h15, l’animation du matin sur les techniques théâtrales fut écourtée considérablement. Les retrouver hors de la prison change considérablement la perception que nous avons de chacun, une atmosphère de détente, l’envie de communiquer à l’extérieur, nos téléphones servent à appeler les familles. Après le déjeuner pris avec toute l’équipe, les familles arrivent, et nous vivons le premier moment d’émotion de la journée : Mostepha, un jeune gars charmant, découvre sa fille née, il y a 3 semaines, et qu’il n’a pas voulu voir en détention. Les épouses, les parents, les enfants envahissent le jardin du théâtre, puis à 16h, c’est la répétition avec un groupe d’Atout Majeur, une association de réinsertion d’Ivry avec laquelle nous avons déjà fait de nombreuses actions Padox dans la ville. Il faut les mêler dans le spectacle, dans ce nouveau lieu que nos Padox de Fresnes découvrent. Hélas, l’un d’entre eux est sorti, a abusé de l’alcool, et revient complètement ivre à la répétition. Je suis obligé d’être dur, pour resserrer les rangs, provoquer une prise de conscience de l’enjeu du spectacle du soir. Romain, l’animateur, me dit qu’il ne peut rien, qu’ils sont en permission non surveillée, et le Directeur du SPIP confirme que nous sommes obligés de leur faire confiance. Cet électro-choc soude les détenus entre eux, qui décident d’encadrer Kim, dont on découvre qu’il est gravement toxicomane. Le spectacle arrive. La salle est pleine. Pendant le discours de Leila Cukiermann, la directrice du théâtre, un grand bruit en coulisse, Kim s’est effondré. Outre l’alcool, il a pris une drogue dure. Je suis à la régie, on m’apprend que Robert, qui est en permission depuis deux jours et qui est venu répéter à 16h, n’est pas de retour. Un drogué complètement KO, et un absent, voilà la situation de départ. Mais avec l’aide forte et efficace de notre équipe et de trois régisseuses du théâtre qui nous assistent efficacement en coulisse, les détenus s’organisent, Ahmed prend en main la redistribution des rôles, et le spectacle commence. Oh bien sur, il y a des moments curieux, un Padox titube, mais en coulisse, l’auto organisation fonctionne, Gaëlle, notre amie comédienne venue en renfort, remplace les manques au pied levé, avec son amie, Sarah et Corinne, autres comédiennes bénévoles, elles apportent leur savoir faire d'actrice et leur attention aux détenus. Ceux-ci donnent une énergie jamais vue, ils jouent « à fond » selon l’expression du grand Souleymane, un Bambara d’une gentillesse superbe, grand et athlétique. Tous, même Cédric, le trublion, tiennent leur place, le spectacle engendre une forte émotion dans la salle qui les acclame, non par politesse ou par commisération, mais avec une sincérité tangible. Beaucoup de spectateurs que nous voyons ensuite ont les larmes aux yeux. La joie éclate en coulisse. On sent le bonheur d’avoir été au bout, la fierté d’être reconnus, pris en considération, valorisé. On a beaucoup de mal à se quitter, on demandera de les retrouver dès que la vidéo prise hier sera montée pour regarder le résultat ensemble. Oui, Souleymane, tu as assuré. Oui, Cédric, je t’écrirai, et surtout, réponds- moi. Oui, Ahmed, ta gentille femme qui pleure à chaudes larmes peut être fière de toi. Oui, Aimé, on se retrouvera en Guadeloupe, où avec Jeanne nous animerons un atelier d’écriture et la réalisation d’un spectacle avec des détenus, mais tu seras un homme libre. Oui, Justin, le Guyennais, géant au bon sourire, tu as été un superbe acteur. Oui, Désiré, le congolais, tu as bien aidé en coulisse, empêché de jouer Padox par ton asthme. Oui, Douta, le joueur de tamtam, le Wolof, tu as une belle présence. Robert, on t’a regretté. Pourvu que tu ne te sois pas laissé entraîner. Merci Djamela qui a porté cette aventure, qui a appelé les familles, organisé avec le SPIP les détails nombreux, délicats de cet atelier. Merci à toute notre équipe, très particulièrement à Jeanne qui a été la confidente de nos gaillards en mal d’affection, les a chouchoutés en apportant ses tartes et ses chouquettes, et les a impressionnés en étant leurs voix multiples des Padox. Merci à Delphine, David et Félicien qui avec patience et attention ont porté le projet, aidés par Corinne, Gaëlle et Sarah, immergées brutalement dans ce milieu tellement inhabituel pour des comédiennes. Dimanche matin, en rangeant le matériel, toute notre équipe disait son plaisir d’avoir participé à ce moment exceptionnel, émouvant, inoubliable.
Dominique Houdart

Cie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin 12, rue Vauvenargues75018 PARIS
Tél 01 42 81 09 28 GSM 06 11 87 62 77
Siret : 353 180 813 00035 APE 923 A Licence cat 3 n 15816

jeudi 16 septembre 2010

Les Padox à Fresnes - 12ème jour

Jeudi 10 juin 2010. Nous avions prévu 7 séances de travail de 2 heures. Mais les difficultés inhérentes au lieu carcéral ont pratiquement réduit de moitié le temps de formation. Résultat, il nous manque quelques jours pour être fin près, et la présentation dans la Chapelle c’est demain. L’équipe a fait ce qu’elle pouvait, mais le fait de n’avoir eu toute la distribution un seul jour est un handicap sérieux. Alors que sera demain ? Seront-ils au complet ? Nous avons passé notre temps à remplacer l’un ou l’autre, cela crée de la confusion dans les esprits. Et nous n’aurons eu qu’une seule répétition en lumière, avec deux absents. Il va falloir jouer serré. Les stagiaires ont corrigé le texte de Jeanne concernant l’arrestation des sans papiers par la police. Nous pensions qu’ils allaient l’édulcorer : pas du tout, ils l’ont simplement mis au point, remplaçant par exemple « fouille au corps « par « palpation ». Et remarque très juste, ils ne veulent pas qu’on dise "rebeu » mais « Padox », pensant que c’est une injure dans la bouche des flics. Bien vu. Nous souffrons pour eux, car la chaleur dans les Padox les mets en nage, et la douche est rare. Corinne, Gaëlle et Sarah, des vaies comédiennes, sont venues à la rescousse compléter l’effectif, car 10 Padox est un nombre insuffisant pour jouer le scénario. Les procédures d’entrée et de sortie des détenus sont très différentes d’un jour à l’autre. Le surveillant qui est venu nous ouvrir à la fin de la séance, les comptait sans arrêt, a fait l’appel, ne voulait pas que nous marchions ensemble « on pourrait vous confondre ». Ben oui ! A demain. On se serre la main, chaleureusement.
Dominique Houdart

Cie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin
12, rue Vauvenargues
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mercredi 8 septembre 2010

Les Padox à Fresnes - 11ème jour

Mardi 8 juin 2010. La mise en route des répétitions est de plus en plus problématique. Lorsque nous arrivons dans la première division pour récupérer notre équipe, subitement la division est bloquée, et l’on nous demande même de sortir. Une tension règne dans les couloirs. Puis nous voyons nos gars, arriver, ils sont enfermés dans une salle d’attente, on nous éloigne à nouveau, blocage général, et par les grilles du couloir central, nous voyons passer trois surveillants harnachés en Robocop, avec casques, épaulettes et genouillères, gilets pare balle, bouclier, ils traversent la division. Puis un bon moment plus tard, ils repassent, et l’attente se poursuit. On apprend qu’un détenu interné le jour même avait fait une crise violente, s’était jeté contre le mur, blessé, qu’il fallait le maîtriser. Bref, dans ces cas-là, la prison se bloque, les activités sont suspendues, et ce n’est qu’une heure plus tard que nous pouvons démarrer les répétitions. Nous obtenons de surveillants compréhensifs qu’on prolonge un peu l’atelier. Il nous manque deux personnes, l’un est en commission de révisions des peines, l’autre Mostepha, dans l’agitation générale, n’a pas été récupéré par Romain. Alors, nous devons faire des remplacements, encore une perte de temps. C’est la première, et avant dernière répétition dans le décor. Les gars sont motivés comme ils le disent, « à fond dedans », ils admirent la voix de Jeanne «, elle assure ! », ils sont plongés dans la travail avec un grand sérieux. Djamela a appelé les familles pour les inviter au spectacle à Ivry : hélas, beaucoup n’ont pas de famille à proximité. Certaines feront un long périple pour voir la représentation, 300 kilomètres. La compagne de Cédric a annoncé qu’elle passera l’après midi mais avec son bébé devra partir sans assister au spectacle . Nous ne lui dirons pas, il est très fragile, cela risque de le démobiliser. Lorsque nous abordons dans la répétition la scène ou les immigrés sans papiers sont arretés par la police, lorsque j’annonce la fouille au corps, d’instinct ils lèvent les bras… Puis Jeanne dit le texte des flics « sale rebeu, retourne chez toi » , « auvergnat, met ta casquette à l’endroit », et autres gentillesses, nos Padox nous demandent de modifier le texte, pensant que cela sera mal perçu dans la Prison. Aimé emporte le texte de Jeanne, il va le corriger. Nous voilà en pleine auto-censure. Jeanne espérait recueillir des expression vécues par eux, au contraire ils vont édulcorer le vocabulaire. Dernière répétition jeudi. Pourvu que nous ne subissions pas de tels retards, notre atelier a, depuis le début, été considérablement écourté.
Dominique Houdart
Cie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin
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vendredi 27 août 2010

Ça suffit !

Pour prendre ou conserver le pouvoir, nul n’est autorisé à faire n’importe quoi… surtout pas à jouer avec des thèses qui ont déjà produit les pires outrances, les pires catastrophes, les pires crimes !
Dire d’une communauté, quelle qu’elle soit, qu’elle est responsable de tous les maux du temps, la stigmatiser, la soumettre à la vindicte populaire, faire de ses membres des parias à éliminer est insupportable sous quelque régime que ce soit, dans quelque pays que ce soit ! A plus forte raison dans le pays qui se prétend celui des Droits de l’Homme et se permet de donner des leçons de bonne conduite chaque jour au monde entier !
J’ai honte !
Hier, les Juifs étaient ces rejetés !
Hier, les francs-maçons étaient ces rejetés !
Hier, les… tziganes étaient ces rejetés !
Avec les mêmes arguments, les mêmes intentions, les mêmes moyens utilisés au départ.
Ne dit-on pas que la fille de l’ancien couple présidentiel aurait déclaré que « …les Roms vivent comme des rats ! » ? Les mêmes mots qu’autrefois, quand on ouvrait les nasses !
J’ai honte !
Nombreux sont ceux qui, maintenant encore, à propos des crimes nazis, disent « on ne savait pas ! »
Mais aujourd’hui, nous savons !
Nous savons jusqu’où peut aller le fol emballement d’une machine de pouvoir séparée du monde réel par des écrans d’intérêt.
Nous savons jusqu’où peut aller la manipulation politicienne sur fond de crise économique et de misère sociale.
Nous savons jusqu’où peut aller l’aveuglement collectif.
Nous savons ce que vaut la stratégie du bouc-émissaire.
Et nous savons que nous entrons dans une période de lutte redoutable pour le trône. Les comportements actuels semblent vouloir prouver que… tous les coups seront bientôt permis !
J’ai honte !
Nous avons besoin d’une vraie démocratie, d’élus qui montrent l’exemple du comportement fraternel, égalitaire et respectueux de la liberté, de la vie, des valeurs et du travail de chacun, respectueux des règles qu’ils produisent eux-mêmes, mais qu’ils ne s’appliquent pas.
Nous avons besoin d’écoles, pas de prisons ! de maîtres, pas de gardiens ! de connaissances, pas d’inculture ! d’harmonie, pas de violence (surtout pas d’État) ! de paix, pas de guerre !
Ne jouons pas avec le feu !
Ce feu est allumé. Aujourd’hui, un seau d’eau peut encore l’éteindre. Demain, tous les pompiers du monde équipés des meilleurs matériels n’y pourront plus rien !
Nous sommes encore dans un moment de saine réaction possible.
Demain…
J’ai déjà honte !
image couverture de Au plaisir d'Ena G.Laporte éd. DGP Québec 2001 photo C. Voegelé

samedi 14 août 2010

Les Padox à Fresnes - 10ème jour

Lundi 7 juin 2010 - Journée d’installation du décor, des éclairages et du son. Sans les détenus. Entrer du matériel dans une prison, surtout un matériel aussi hétéroclite, est une aventure. Par chance, la porte-chantier n’est pas encombrée, et nous passons les premiers. Chaque fois, longue attente, pour qu’on vienne nous ouvrir, puis, après le déchargement, un surveillant examine tout le matériel. L’examen commence, très méticuleux, puis il s’accélère, tellement la liste est longue, digne d’un catalogue à la Prévert. En attendant l’ouverture de la porte pour accéder au camion, nous avons le temps de voir une scène insolite : à la fenêtre d’une cellule, un détenu nourrit des pigeons qui viennent en grand nombre. Il leur jette du pain, de gros morceaux tombent dans la cour, certains pigeons restent sur le bord de la femêtre, attendant la suite en voltigeant, d’autres foncent récupérer les morceaux au sol. Et soudain arrive un gros rat, qui va se servir, prend sa part, sans affolement des pigeons qui ne bougent pas, et il repart en trottinant. Fin de la scène, le détenu jette une bassine d’eau pour nettoyer le bord de la fenêtre plein de fientes de pigeons, les volatiles disparaissent. Un temps sans rien, puis le rat revient en trottinant, vérifier qu’il ne reste rien. On dirait la réincarnation d’un surveillant qui vient faire une ronde ultime. Les oiseaux se sont envolés. La Chapelle n’est pas le théâtre idéal, mais avec l’aide de trois techniciens d’Ivry, nous passons la journée à aménager la scène. C’est prêt pour demain.
Dominique Houdart

Cie Dominique Houdart-Jeanne Heuclin
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image Goéland à Portivy photo GL

lundi 9 août 2010

Louise Michel... sursum corda !

Louise Michel... sursum corda

Dans les soutes d’un navire,
Naviguant sur son délire,
Elle a vogué vers le sud…
Calédonie.

Emportant les mille images,
De Lorraine en son village,
En compagnie des bannis,
Elle est partie.

Hier, sur la côte des vignes,
Lisant, déclamant des lignes
Du poète réfractaire…
Saluait Hugo.

Puis priait pendant la messe,
Se voyait déjà professe,
Seule à contempler le ciel…
Sursum corda !

Rêvait de rompre licol,
Puis de construire une école,
Enfin répondre à l’appel
De nos anciens,

Comme savoir pourquoi j’aime,
D’abord connaître soi-même,
Croire l’autre en son mystère…
Ecce homo !

Sous un pont d’ardente Seine,
En des temps de pire peine,
Au cœur de l’émoi mutin…
Aima Hugo.

Souvenir des hirondelles
Qui tournaient à tire d’aile
Sur les antiques tourelles
De son château.

C’est devant la barricade
Que la cerna l’embuscade
Pour sa mère emprisonnée…
Les mécréants !

Quand un chaton miséreux
Essuya les mille feux
D’un escadron versaillais
De fiers poltrons !

Dans les soutes d’un navire,
À genoux sous leur délire,
Elle écrivait à Maman :
« Crois… je reviens ! »

Des vers, encore et toujours,
Pour que haine soit Amour !
Des vers encore et toujours,
Pour Toi, Hugo !

Que sous les pins colonnaires,
Aux fougères millénaires,
L’esclavage soit pendu
Pour tous les temps.

Rêvait de rompre licol,
De faire sombrer les idoles,
Et de célébrer la vie…
En Algérie !

Lui offrit pour panthéon,
Les murs nus d’une prison,
République fraternelle…
Femme au piton !

Vie à nulle autre pareille
Éteinte un jour à Marseille
Dans un hôtel de passage
… Massiliensis !

Sous la pierre à Levallois
Elle imagine des lois :
Croire l’autre en son mystère…
Dura lex !

Dans le sombre du caveau
Pour l’Amour et pour le Beau
Des vers encore et toujours,
Et… pour Hugo !


Ce texte m'est venu en mai, le mois du muguet.
Si l'idée vous vient... d'une musique... pour chanter cette Femme !
© Gilles Laporte SACEM
image Louise Michel buste Bibliothèque Marguerite Durand Paris photo GL