mercredi 17 mars 2010

AU LOUP !

Attention... il arrive, le LOUP !


Il sera dès demain dans toutes les librairies de France, et sur... mon blog !

image Emile Friant Les Amoureux (détail) huile sur toile 1888 Musée des Beaux-Arts Nancy

samedi 13 mars 2010

Jean Ferrat...

Vous avez quitté le pays,
Pour aller vivre une autre vie,
Loin de la terre où vous êtes né…

Depuis longtemps vous y pensiez,
A la mort, et à ses secrets,
A cette étrange destinée.

Les vieux qui partaient, c’est normal,
Ils avaient écrit leur journal,
Du bout des doigts, du bout des lèvres...

Mais vous, le beau chanteur prolo,
Vous êtes parti bien trop tôt,
Derrière notre Montagne aux chèvres !

Pourtant, que votre histoire est belle…
Comment peut-on s’imaginer,
En voyant un vol d’hirondelles,
Qu’un éternel hiver est né ?

Souvenir et émotion, quand je vous ai entendu pour la première fois sur une radio ronflante…
Souvenir et émotion, quand je vous ai vu sur scène, dans les Vosges, en 1970, je crois…
Souvenir et émotion, quand je vous ai retrouvé dans votre village, Entraigues, perché dans votre Montagne d’Ardèche, où nous avons partagé la chaleur de l’échange, et le vin du pays…
Souvenir votre voix, votre regard…
C’était hier.
Aujourd’hui, présence du cœur, toujours, et…émotion !
Salut l’artiste !
texte pastiche d'hommage sur La Montagne de Jean Ferrat copyright GL
images AFP archives Lionel Bonaventure

jeudi 11 mars 2010

J'ai rêvé d'une étoile...

Marre de leurs dérapages, promesses électorales qui n'engagent que ceux qui les reçoivent, tapes de racolage sur le cul des vaches, mensonges, leçons de morale de deux sous, philosophie politique de comptoir, con-descendance et manipulations nauséabondes des finances, prétendues "races", identités, religions...
Restons en poésie, si vous le voulez bien !

J’ai rêvé d’une étoile…
Dans la nuit ténébreuse constellée d’amour.
J’ai fait un rêve ailé,
Plume emportée au loin,
Comme Icare endormi aux rives du soleil.
Un rêve de Lumière !
Où la force des uns, d’arrogance lavée,
Servait l’autre épuisé sur le roc du chemin.
J’ai rêvé d’une étoile…
J’ai rêvé !

J’ai rêvé d’une toile
Qu’un artiste du cœur à peinte au bleu de Prusse,
D’or et de nuit profonde,
Et de terre et de ciel,
Comme un Maître Rousseau lové dans sa nature.
Un rêve d’émeraude,
Où l’ardeur des vivants ranimait les damnés,
Et nourrissait l’enfant de lait pur et de blé !
J’ai rêvé d’une toile…
J’ai rêvé !

J’ai rêvé d’une voile
Sur des flots outremer décorés de dentelles,
De vents frais et d’embruns,
De libres goémons,
Comme un vaisseau d’hier naviguant vers demain.
Le rêve d’un matin…
Que la houle de vie, et le dauphin rusé
Portaient loin des rejets de villes ensablées.
J’ai rêvé d’une voile…
J’ai rêvé !

Texte J'ai rêvé d'une étoile copyright Gilles Laporte
image Jean Lurçat La lutte du Savoir contre l'Ignorance tapisserie ateliers Tabard-Aubusson Université nancy 2- Musée des Beaux-Arts Nancy photo GL

mardi 9 mars 2010

La Lumière... d'ALTAÏR !

Je ne supporte pas les commémorations, les repentances, les journées des secrétaires, de la télépathie ambulatoire, des escargots à rayures, des cors aux pieds, et de la mémoire oubliée...
Le regret ne sert qu'à tuer le présent, les mobilisations de ce genre qu'à réactiver la bonne conscience, la cérémonie ou le bruit des ondes qui s'entrechoquent qu'à masquer l'indifférence ou le désir de continuer sans rien changer aux comportements ! Pour exemple, après les gesticulations et hémorragies verbales d'un siècle et demi, la Femme est-elle mieux payée aujourd'hui qu'en 1850, par rapport à l'homme ?
Pour éviter d'avoir à donner régulièrement ce spectacle de clown triste qui ne sert que quelques marchands de primevères à Pantin, de diamants à Neuilly (je préfère les primevères. Avec elles, c'est toujours... la première fois !), on peut méditer cette pensée forte de ma grand-mère :
"Ce n'est pas quand on a fait dans sa culotte, qu'on doit serrer les fesses !"
C'est avant qu'il faut agir.
J'ai donc laissé la journée d'hier couler sous une épaisse couche de silence.
Et voici, aujourd'hui... pour vous, FEMME de tous les jours de la vie (pas seulement d'une journée par an !)...
La Lumière d’Altaïr

Quand nous étions l’un contre l’autre
Dans le tourbillon de la terre
Et que nous chantions l’un pour l’autre
Avec nos doigts pour tout se dire
Et nos regards pour tout mystère
Et nos lignes de cœur à lire…

Quand le voile enfin se posait
Sur ton bonheur sur mon soupir
Et quand ton sommeil épousait
Les rives de mon avenir
Avec nos rêves pour projet
Et notre promesse à tenir

Quand de la peau sous nos caresses
Apparut l’or de mon destin
Et le trésor pur de l’ivresse
Et ton désir de me nourrir
Du miel et du lait de ton corps
De la Lumière d’Altaïr

Quand advint le temps de l’offrande
Au cœur de l’horizon défait
Tu me révélas ta légende
Et ton amour pour m’y blottir
Au tabernacle de la terre
Sans un regret sans repentir

Quand l’un et l’autre d’un seul corps
D’un seul cœur et d’un seul élan
Avec un doux parfum de mort
Et ton bonheur pour seul empire
Avons dépassé l’univers
Oubliant l’heure du revenir

Quand sur les dunes de tes reins
Un astre m’apparut brûlant
Tu m’accueillis dans ton écrin
L’amour brûlant nous fit martyrs
Des feux du ciel et de la terre
Jusqu’au nadir jusqu’à mourir

Quand vint la brume du sommeil
Quand tu m’oublias pour dormir
Quand je veillai sur ton réveil
Quand se réveilla le désir
En nous coula le miel vermeil
Et la Lumière d’Altaïr

texte copyright Gilles Laporte

image Henri ROYER Nymphe huile sur toile 1893 Musée des Beaux Arts Nancy photo GL

dimanche 7 mars 2010

Louise MICHEL... moins belle la vie !

Admirable Sylvie Testud !
Certains personnages historiques occupent un tel espace dans l’imaginaire qu’ils ne laissent aucune place à la réincarnation, même par les plus talentueux comédiens.
Louise Michel est de ceux-là.
Comment camper cette femme à l’image si stéréotypée aujourd’hui, dont les intentions, les pensées, les actes ont été si mâchonnés puis régurgités depuis un siècle par des hordes de prétendus historiens ou manipulateurs politiques ? Comment rendre ses certitudes, ses doutes, ses douleurs, sa générosité, son courage ?
Admirable Sylvie Testud !
Comment inviter à comprendre ce qui a poussé cette jeune Michel, fille de la campagne, à marcher vers la ville, cette poétesse ivre des cordialités de Victor Hugo à escalader les barricades, cette disciple inspirée, nourrie des grands textes sacrés à rejeter toute soumission à toutes les églises ? Comment ? En quelques postures de mise en scène, deux ou trois répliques glanées dans les mémoires de la Dame, une floraison d’images dues à l’extraordinaire lumière calédonienne plutôt qu’à des solutions techniques étudiées dans les écoles de cinéma ?
Admirable Sylvie Testud qui, seule, a tout tenté pour y parvenir !
Le sujet était trop grand pour un petit film !
Le drame (oui, il s’agit bien d’un drame !), c’est que la fascinante dimension de la Femme qui pulvérisait tous les cadres de son temps -et du nôtre !- a été, une fois de plus, réduite à une portée de regard de myope !
Car… où est le souffle qui l’a portée, sa vie durant, la foi en l’humanité qui a inspiré tous ses écrits, toutes ses prises de parole, toutes ses décisions d’action ? Où est sa générosité légendaire, sa vision d’une colonisation tellement vantée par les Jules d'une fausse République, son espoir de jours meilleurs pour tous les petits écrasés par les puissants ? Où est l’acharnement de ceux qui prêchaient au Parlement et ailleurs l’aliénation de l’autre « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit sur les races inférieures » (Jules Ferry, discours du 28 juillet1885 devant la Chambre des députés), qui faisaient fouetter, bastonner quotidiennement, et mourir de faim les vrais républicains déportés au bout du monde ?
Il ne suffit pas de promener une caméra dans la forêt primaire de Nouvelle Calédonie, de filmer une arrivée microscopique de déportés Kabyles, de faire de Rochefort un maladroit pêcheur à la ligne, de montrer plein cadre une petite arrogante, fille du maître français des lieux, pour évoquer l’amplitude de pensée de cette Femme et toute la force de son action !
Problème de moyens… dira-t-on peut-être.
Problème de connaissance trop superficielle du personnage historique dont on a voulu faire une bonne affaire d'audience et commerciale, plutôt qu’un exemple de courage et de conscience citoyenne !
Admirable Sylvie Testud, qui a su être grande comédienne dans un tout petit film !
Mais où est la conscience citoyenne, à l’heure de la suppression de l’histoire des programmes scolaires ?
Une redoutable logique, aujourd’hui, formate en même temps les mécanismes politiques et… la « création » télévisuelle !
Admirable Sylvie Testud !
"Si vous n'êtes pas des lâches... tuez-moi !"
images Portrait de Louise Michel Bibliothèque Marguerite Durand Paris - Photo de tournage auteur non identifié. Si connu, merci de me l'indiquer pour mention.

mercredi 3 mars 2010

Charles Napoléon et... la République !

La soirée Plumes et Saveurs à L'Orée du Bois (Vittel) a tenu toutes ses promesses.
Malgré un rhume tenace qui altérait un peu sa voix, le prince Charles Napoléon a parlé de ses livres et nous a invités à porter sur son aïeul Bonaparte, puis Napoléon 1er, un (des) regard(s) nouveau(x) et surprenant(s).
Avec lui, l'Histoire de l'Empire, du 19ème siècle plus généralement, est revisitée, reconstruite sur ses fondations réelles, au-delà des interprétations romantiques, et se prolonge jusque dans nos pratiques républicaines de ce laborieux début de 21ème siècle. Ses livres présentés ce soir-là : "Napoléon par Napoléon" (éd. Le Cherche Midi) "Napoléon, mon aïeul cet inconnu" (éd. XO)

On peut les lire avec curiosité, grand intérêt et... plaisir !

photo Après le dîner littéraire Charles Napoléon en compagnie de GL




lundi 1 mars 2010

KOSTKA, entreprise meusienne en danger !

Encore une entreprise, encore du savoir-faire, encore des ouvrières et ouvriers de talent mis en danger par les prétendues "lois du marché" ! Soutenons Aurélie... mobilisons-nous :
Kostka, entreprise Meusienne en danger (Cliquer sur le lien bleu)
Les faïenceries Kostka sont menacées de liquidation. Malgré un carnet de commande rempli grâce aux succès des salons Maison et Objets et Macef, l'entreprise meusienne de Saint Mihiel est sous la coupe...


photos KOSTKA